Le droit familial et la garde d’enfants

Nos services

Nos services

Garde d’enfants

La garde des enfants reste une décision extrêmement délicate lors d’un divorce ou d’une séparation et se trouve souvent au cœur des litiges familiaux. De mauvaises décisions notamment motivées par des choix irréfléchis et précipités ou de fortes émotions, pourraient avoir des conséquences regrettables pour le futur comportement d’un enfant, de la relation entre un parent et son enfant, et celle entre les parents. Gardez toujours à l’esprit que toutes décisions concernant la garde des enfants doivent être prises seulement et uniquement selon l’intérêt de l’enfant et doivent toujours demeurer le centre des préoccupations des deux parties.

Deux types de gardes existent :
La garde partagée

                  Si les parents s’accordent pour une garde partagée de l’enfant, nos avocats spécialisés vous assisteront à la fixation de tous les barèmes juridiques devant la cour soit la durée de la garde, les heures de prise et de retour de l’enfant, les transports à effectuer, la pension alimentaire à payer s’il y a lieu, etc.

La garde exclusive avec ou sans droits d’accès

                  Si vous demandez la garde exclusive – pour l’intérêt de l’enfant −, certains paramètres peuvent s’appliquer concernant les droits d’accès au parent n’ayant pas la garde. C’est-à-dire que ce dernier peut visiter son enfant à certaines occasions, et ce, pendant une période déterminée, soit dans des établissements de droits d’accès, soit dans un endroit prédestiné (résidence, place publique, etc.).

                  N’oubliez pas qu’un juge favorise toujours un contact égal des deux parents avec l’enfant. Dans la grande majorité des cas, réclamer la garde exclusive requiert de la part du demandeur de justifier plusieurs raisons valables et principes moraux, toujours fondés pour le bien-être de l’enfant.  

Selon quels barèmes la garde est-elle établie ?

La garde d’un enfant est toujours établie selon les besoins et les intérêts de ce dernier et non ceux d’un parent.

 Les deux parents ont le droit légal d’avoir la garde de l’enfant, ce qui revient à dire qu’un parent ne peut s’accorder la garde complète d’un enfant sans une entente réciproque des deux parents ou sans que les tribunaux n’aient tranché juridiquement la question. Avant d’entamer toutes procédures judiciaires, il revient évidemment aux parents de décider d’un accord commun le type de garde et des droits de visite. En cas de désaccord, la décision revient aux tribunaux, qui trancheront en fonction de multiples critères.

    En voici quelques brefs exemples :

  • L’âge de l’enfant : le désir d’un jeune enfant de vivre avec un parent plutôt qu’un autre aura très peu d’influence sur le jugement de la cour. Cependant, la volonté (8 à 12 ans) et l’opinion (12 ans et plus) d’un enfant plus âgé peuvent se concevoir comme des mesures d’incitation.
  • L’horaire des parents : les disponibilités de chaque parent à s’occuper de l’enfant et de ses activités quotidiennes sont grandement considérées par la cour.
  • L’évolution de la garde : de nouveaux besoins pour l’enfant, des difficultés relationnelles entre un parent et un enfant, un déménagement, de nouvelles disponibilités pour l’un des parents sont tous des raisons pouvant mener à une modification de la garde des enfants au fil du temps.
Les gestes à poser pour la garde d’un enfant

Comme tous adultes, les enfants ont des besoins fondamentaux, refoulent de profondes émotions et adoptent différents comportements selon les événements et les épreuves qui surviennent dans leur vie. En apprenant le divorce ou la séparation de ses parents, ils peuvent, les premières semaines, se mettre à l’écart et s’isoler dans leur chambre, à l’école, lors d’une activité et même en présence d’amis. Il est alors essentiel de ne pas bouleverser davantage l’univers d’un enfant.

Votre rôle parental implique que vous devez :
  • Trancher la question de la résidence familiale.

 Il est du devoir d’un des parents de quitter la résidence familiale, et ce, même si son nom figure sur le bail ou même s’il est le propriétaire de la maison ou du condo. Jamais un enfant ne doit quitter la résidence à moins que les deux parents en aient décidé autrement ou qu’un jugement devant les tribunaux le lui permette. Selon Le Code civil du Québec, une ordonnance peut être rendue à cet effet devant la cour.

 Par ailleurs, à la suite d’une entente commune, les parents peuvent également s’entendre à rester sous le même toit jusqu’à ce qu’un déménagement soit effectué, si cette décision s’applique en fonction des besoins en vigueur de l’enfant.

  • Favoriser une entente écrite et signée à une entente orale.

 Pour mieux faire valoir vos droits à la cour, favorisez toujours une entente écrite et signée plutôt qu’une entente orale. Si l’un des partenaires ne respecte pas l’entente, une preuve papier attestera la véracité des décisions antérieures.

  • Prendre vos responsabilités en main, même après le divorce ou la séparation.

  Une fois la garde établie, partagée ou exclusive, il est de la responsabilité des deux parents de s’entendre sur certaines décisions fondamentales pour l’enfant, entre autres, sa santé (prise de médicament, opération chirurgicale, etc.) et son éducation (choix de l’école fréquentée, cours particuliers, etc.).

     En revanche, certains droits peuvent être exclusivement alloués au parent – la journée même de la garde de l’enfant − en ce qui a trait aux heures du coucher et du lever, au choix de la nourriture et des habits à porter ainsi qu’à la liberté des sorties et des activités. Lorsque l’enfant est confié à l’autre parent, d’après les heures fixées de retour, ce dernier détient les mêmes droits.

La déchéance de l’autorité parentale

 La déchéance de l’autorité parentale est prévue à l’article 606 du Code civil du Québec. Il s’agit de la peine « capitale » en droit de la famille, puisque cette mesure dépouille le parent concerné de ses droits parentaux, mais jamais de ses obligations envers l’enfant.

Lorsque la déchéance de l’autorité parentale est totale, elle est susceptible de mener à la rupture du lien de filiation par le mécanisme de l’adoption et peut aussi mener à une demande de changement de nom de l’enfant. – C. (G.) c. V-F. (T), [1987] 2 R.C.S. 244.

Par ailleurs, les enseignements de la Cour suprême du Canada ont établi qu’il ne suffit pas de prononcer la déchéance parentale en concluant qu’une personne a commis, par action ou abstention, un manquement grave et injustifié à son devoir de parent. – Droit de la famille–320, [1987] 2 R.C.S. 244.

En effet, il faut aussi qu’il soit prouvé qu’il est dans l’intérêt fondamental de l’enfant de recourir à cette mesure, le tout tel qu’il est stipulé aux articles 32 et 33 du Code civil du Québec. –  Droit de la famille–320, [1987] 2 R.C.S. 244.

 Ainsi, pour que la déchéance de l’autorité parentale soit prononcée, deux conditions cumulatives doivent-elles être respectées, à savoir la preuve d’un motif grave et la preuve que la déchéance est dans l’intérêt de l’enfant.

Le fardeau desdites conditions repose sur celui qui demande une telle mesure.Il est à noter que la déchéance est un recours rare et complexe, puisque les tribunaux, avec raison, doivent être hautement convaincus que la personne a fait défaut à ses devoirs parentaux.

  Pour toutes informations complémentaires, n’hésitez pas à nous contacter.